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Le début de lamélioration génétique Le milieu du 19e siècle est une grande époque pour lamélioration des races françaises ; cest lapparition des méthodes de sélection anglaises, avec un vaste échange didées entre les propriétaires avertis. Deux tendances se dégagent alors en race Salers. La ferme école de St Angeau (Cantal) tente des croisements avec les races anglaises de Devon, Durham et West Highand, mais les sujets produits meurent de phtisie (tuberculose pulmonaire). Vers les années 1850, Tyssandier dEscous est officiellement considéré comme le " fondateur de la race Salers ". Farouche adversaire de la contribution des autres races pour lamélioration de la Salers, Tyssandier d'Escous prêche la sélection par laccouplement des meilleurs sujets entre eux et lamélioration de lalimentation. Mettant en pratique ses théories sur les domaines de la région de Salers (village du Cantal), recrutant en permanence de nouveaux adhérents à ses méthodes, il réussit très vite à donner un grand renom aux animaux provenant du canton de Salers. Il rend ainsi inattaquable lappellation de Race Salers qui succédait à celle de Race Auvergnate. Cest également lui qui met en place le premier concours départemental de la race à Salers le 17 août 1853 à Salers.
Le Herd-Book Salers est crée en 1906. A cette époque, la région de Salers nest plus la seule à promouvoir la race et à présenter des animaux dexcellente qualité. Les premiers standards (ou descriptifs) de la race sont instaurés, mais ils restent encore très succincts. Ce nest quen 1925 que les premières tables de pointage apparaissent. Celles ci sont utilisées pour la commission dinscription des animaux. A cette époque, la race Salers est mixte, puisquelle est apte à produire à la fois du lait, de la viande et du travail. |
avant une phase de déclin. Puis dans les années 60 arrivent le début de la mécanisation mais aussi et surtout les races laitières spécialisées. La race Salers est alors délaissée, et la production fromagère locale voit ses cours baisser. De plus, le système traditionnel (qui nécessite la présence du veau pour la traite) est trop générateur de main duvre et fait de moins en moins dadeptes. Dans ce contexte, la race Salers doit sa survie à la production de broutards* qui partent vers lItalie, pays très demandeur de ce type danimaux, mais aussi dans les régions de lest de la France. De plus, la production de viande bovine à partir danimaux jeunes (18-24 mois) fait son apparition et savère plus rentable économiquement que la production de bufs. Dans les années 1970, la race Salers, comme les autres races bovines, néchappe pas à la brucellose. Un certain nombre d'exploitations du Cantal sont touchées. Lextension de la race aux autres territoires français, notamment vers lest, est alors ralentie.
Mais un fort développement hors berceau ! La race Salers, partant de lOuest du département du Cantal, sest développée sur une partie plus ou moins importante des départements de la Haute-Loire, du Puy de Dôme, de la Corrèze, du Lot et de lAveyron. Son berceau dorigine est donc situé principalement en Auvergne. Cependant, les qualités maternelles et qualités délevage de la Salers la font connaître hors berceau. Lintérêt porté à la race dépasse même les frontières et de nombreux pays étrangers découvrent les fabuleux atouts de la Salers. Elle est aujourdhui présente sur les 5 continents dans 25 pays.
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