| Origines / Évolution / Effectifs / Caractéristiques / Systèmes d'élevage / La Salers à l'étranger |
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Le standard de la race Salers a été défini pour la première fois dans les années 1900. Aux origines, il était fixé pour une exploitation de race Salers dans le Cantal, dune part pour un système traditionnel lait-broutard, et dautre part pour une production de lait-veau de boucherie (Cantal et zones périphérique). Aujourdhui, il existe une production de broutards élevés " sous la mère " en système allaitant, qui a justifié la mise au point dune table de pointage en 1981. Le standard est donc adapté à un système de production donné et fait partie des fondements du programme damélioration génétique de la race. Le standard de la race Salers a été rediscuté en début dannée 2002, afin de ladapter au marché actuel et futur.
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Aptitude à la marche qualité des aplombs Le caractère rustique de la Salers sest forgé au fil du temps. Autrefois utilisée pour la production danimaux de trait, actrice majeure de la transhumance, la Salers permet aujourdhui la valorisation des parcours et des pâturages. Son passé et son présent ont ainsi contribué à développer ses membres et ses pieds. Grâce à ses onglons noirs et ses excellents aplombs, la Salers peut aborder nimporte quel terrain, quil soit caillouteux ou humide, sans être sujette au boiterie. Elle peut ainsi supporter une très longue période en stabulation entravée ou sur caillebotis* durant lhiver. La race sacclimate donc aussi bien aux conditions délevage extensif quintensif.
Résistance au climat La couleur acajou de la robe et le caractère rustique de la race lui assurent une excellente résistance à la chaleur. Cest pourquoi la race a pu sadapter à des pays comme le Texas, le Portugal (+30°c). Mais la Salers est également capable de résister aux hivers froids et rigoureux grâce son poil long et frisé, comme le témoigne sa présence dans les montagnes rocheuses du Canada et en Russie (-20°c).
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La
Salers peut donc vivre sous des conditions climatiques difficiles et ne
craint pas les fortes variations de température (de 15 à
30 °C), ce qui lui permet de pâturer sur les hauts plateaux destives
du Massif Central. De plus, la pigmentation brune de ses muqueuses lui évite
les gerçures au pis et les affections oculaires.
Résistance aux variations alimentaires La Salers est capable de mobiliser ses réserves corporelles pendant une période de pénurie alimentaire, ceci afin dassurer une production laitière suffisante pour nourrir son veau. Ses réserves sont rapidement reconstituées en période dherbe. C'est l'effet "accordéon", la race sadapte ainsi très bien à des conditions alimentaires difficiles, tout en maintenant sa production laitière.
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Fertilité, fécondité et longévité Les qualités maternelles de la Salers permettent de garantir la production dun veau lourd sevré par vache et par an, sans complémentation et en toute tranquillité. En effet, lintervalle moyen entre deux vêlages est de 376 jours. La gestation durant environ 280 jours, la Salers permet à léleveur de réduire au maximum les périodes improductives. La Salers étant capable de vivre parfois plus de 10 ans, ces résultats font de la race la championne en matière de productivité numérique (nombre de veaux sevrés dans la vie dune vache).
Facilité de vêlage Latout majeur de la race est laptitude au vêlage facile (c'est-à-dire sans aucune intervention extérieure). Grâce à son bassin légèrement incliné et surtout à son ouverture pelvienne exceptionnelle et inégalée, la Salers ne connaît pas de difficulté de vêlage. Il en est de même pour les vêlages issus de croisements avec des taureaux à fort développement musculaire de race à viande. " Dormez Tranquille, Elevez salers " est ainsi un des slogans des plus appropriés. " La vache allaitante du 3ème Millénaire ", comme lont surnommée les éleveurs, assure la tranquillité au moment des vêlages, été comme hiver. De plus, la Salers est une vache très maternelle, qui surveille et protège son veau.
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Production laitière En système traditionnel, c'est-à-dire lorsque la vache est traite pour la fabrication du fromage (ce qui concerne environ 5 % du cheptel), la Salers peut produire jusquà 3000 kg de lait par an. Son lait possède des qualités exceptionnelles pour la transformation en fromages, doù lexistence de plusieurs produits sous AOC (Appellations dOrigine Contrôlées) : Cantal, Salers et St Nectaire. Principalement utilisée en système allaitant pour la production de viande, les aptitudes laitières de la race évitent à léleveur de complémenter lalimentation des veaux, et font de la Salers la meilleure des nourrices des vaches allaitantes.
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Des veaux sevrés lourds, sans complémentation En race pure, la croissance ou GMQ (Gain Moyen Quotidien) des veaux se situe entre 1000 et 1100 g/jour pour les mâles et entre 900 et 1000 g/jour pour les femelles. Ces croissances permettent dobtenir un poids minimum au sevrage de 320 kg pour les mâles et 300 kg pour les femelles, sans complémentation des veaux par du concentré (le lait de la mère suffit). En croisement avec un taureau de race à viande, la croissance moyenne des veaux est améliorée denviron 100 g par rapport aux performances en race pure.
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Une production de qualité Les animaux ainsi obtenus sont très demandés pour produire des taurillons* dans les ateliers dengraissement. Leur précocité, la couleur, le grain et le persillé de leur viande sont autant de qualités reconnues et appréciées des professionnels de la distribution. NB : pour plus de détails sur les performances de la race, consultez la rubrique 4 "Données techniques" |
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Le Cantal, département situé entièrement en zone de montagne, est un pays dherbe. Le domaine pastoral daltitude, " les estives ", recouvrent 58 000 ha, soit près de 10 % du territoire départemental et 70 % des surfaces en estive du Massif Central. Ainsi, de nombreuses exploitations pratiquent la transhumance de leur cheptel bovin, notamment celles qui possèdent des élevages allaitants. Les estives sont une réserve considérable dherbe, et sont utilisées entre 130 et 150 jours par an (selon laltitude et le chargement*). La présence des animaux sur ces terres évite la progression de la friche. Elle permet surtout de libérer les pâturages de la plaine afin dy récolter le foin nécessaire pour lhiver.
La Salers, emblème de lestive cantalienne 95 % des estives sont occupées par des bovins, et la Salers est la principale race présente. Rustique, la race a évolué avec lutilisation de ces pâturages daltitude, doù les qualités dadaptation et de résistance quon lui connaît aujourdhui. Les bovins à lestive sont principalement allaitant. En Salers, la production laitière utilisent uniquement 9 unités destive (sur les 1 500 unités du Cantal). Il sagit dans ce cas dexploitation en système traditionnel (association de la production de lait et de la production dun veau), qui utilisent parfois les burons* encore en activité. Les éleveurs cherchent alors à grouper les vêlages sur les premiers mois de lannée. Ainsi, au mois de mai, les veaux sont suffisamment résistants pour suivre leur mère en altitude et permettre, par leur présence, une bonne traite. Sources : - UPRA Salers - Herd-Book Salers - Institut de l'élevage - contrôle de performances - COPTASA Coopérative de Transhumance et d'Amélioration des structures Agricoles (5, rue du Carladès - 15000 Aurillac - Tél/Fax: 04 71 43 11 93) |
" La montade " et la " dévalade " Les vaches montent à lestive de façon saisonnière. Le départ des animaux intervient en général entre le 15 et le 31 mai. La montée peut se faire à pied ou en camion selon la longueur du trajet à effectuer. Le retour des estives peut sétendre davantage, de fin août à fin octobre, en fonction des ressources fourragères et des dates de vente des animaux (par exemple, les veaux destinés à lengraissement partent plus tôt pour être commercialisés au moment où les cours sont les plus favorables). La fête de lestive qui se déroule tous les ans à Allanches dans le Cantal au mois de mai est une occasion de suivre les troupeaux et de découvrir la transhumance en race Salers. |
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Définitions Taurillons :
mâle non castré âgé de 18 à 24 mois,
qui a suivit une phase dengraissement après le sevrage (poids
vif de 600 à 700 kg). |
Chargement :
rapport entre le nombre de tête (plus précisément
le nombre dUnité Gros Bovins) et la surface. |
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