La Salers à l'étranger

Une race devenue internationale

La présence de la race salers ne se limite pas au territoire français.
Elle est également présente sur les 5 continents, dans plus d'une trentaine de pays.
La salers appréciée pour son amélioration de productivité, grâce à l'augmentation du poids, l'amélioration du classement des carcasses tout en maintenant des qualités d'élevage et de reproduction du cheptel autochtone.
Ses grandes qualités d'adaptation lui permettent de vivre dans des conditions climatiques et géographiques difficiles et variées : climat sec ou froid, reliefs escarpés.

En savoir plus: 

La Salers en Australie

Importance de la filière bovine

La filière bovine est une composante vitale de l’économie Australienne avec la vente au détail à l’intérieur du pays qui avoisine les 6 milliards de dollars australiens par an (3,57milliards d’€). La production bovine est essentiellement tournée vers l’export et constitue une des plus importantes activités exportatrices La Salers en Australie aujourd’huid’Australie.Traditionnellement,l’élevage bovin australien est basé sur des races britanniques _ comme la Hereford, la Shorthorn et l’Aberdeen Angus. Les écarts climatiques et géographiques entre le nord et le sud de l’Australie confortent  une forte influence du bos indicus (BRAMMAN) dans le nord, en particulier pour surmonter la chaleur et les tiques.

Introduction des races européennes dont la race Salers

Deux vagues d’introduction des races européennes sont à noter. La première au début des années 70 avec la Charolaise, la Limousine ou la Simmental (sous la forme d’importation de semences (I.A.) et au travers de différents programmes de croisement). La deuxième, à la fin des années 80 et au début des années 90, avec l’importation d’animaux sur pieds comme la Salers.Les associations d’éleveurs de ces races se sont vites développées les premières années mais ont ensuite connu un déclin du fait d’une sécheresse continue dans le pays.Un pic de 29,8 millions de têtes a été atteint en 1976, avant que le nombre d’animaux ne redescende à 19,4 millions en mars 1984. En juin 2004, ce nombre était approximativement de 23,3 millions.

La Salers en Australie aujourd’hui

Le nombre de Salers enregistrés ces dernières années est d’une moyenne de 275 par an. L’Association Australienne est composé de 38 membres, la taille moyenne d’un troupeau de Salers est de 17 vaches allaitantes. La race Salers est en 31e position et 7e parmi les races européennes.Les membres de la Société Salers Néo-zélandaise et de l’Association Salers Australienne (ASA) se sont rapprochés pour mutualiser leur travail. Les associations contribuent au magazine Salers Australien et unissent leurs banques de données afin de produire le Rapport d’Evaluation Génétique Trans Tasman Salers, qui répertorie 153 géniteurs. La production de ce rapport est une fonction du système International « Breed plan » (système d ‘évaluation génétique correspondant à l’IBOVAL français).

La Salers au Danemark

La race Salers au Danemark

La race Salers a été introduite en 1990. On compte aujourd’hui 200 Salers pur sang et 22 de race pure (absorbée). On compte 91000 vaches allaitantes (1er octobre 2005) dont 85000 croisées. Les races prédominantes sont la Limousine (8000) et la Hereford (4300). La Salers vient en 11e position et se situe principalement à l’Est du pays. En pur sang, la Salers est surtout utilisée pour la production de viande avec des taureaux de 13-15 mois et des génisses de 20-24 mois. En croisement, la salers est principalement croisée avec des races laitières pour la production de veaux tués à 8 mois. Le croisement se fait avec des taureaux Salers sur des femelles de race locale. Il existe quelques Salers sans corne importées du Canada. La Salers est choisie pour sa facilité de vêlage et sa docilité.

La société Salers Danoise

La Société Salers Danoise est constituée de membres « actifs », élevant effectivement des Salers, et de membres « passifs », ayant simplement de l’intérêt pour cette race.
Cette Société est liée au « Dansire », qui représente les intérêts de la race et de ses membres au sein du Comité Danois des Bovins Allaitants et définit les objectifs futurs d’élevage.

La Race Salers en Suisse

Une présence récente

La présence de la race Salers en Suisse est due à une initiative récente et individuelle. En 1998, 4 femelles sont importées. En décembre 2002, Joan Studer, éleveur Salers, importe quinze bourrettes. La race s’implante alors réellement en Suisse pour atteindre un effectif de 300 vaches actuellement toutes en race pure. En Suisse, la grande majorité des vaches allaitantes sont des vaches croisées de toutes races avec environ 40'000 vaches. Puis viennent les Angus avec 3'500 vaches, les limousines avec 2 200 vaches, les races rustiques Highland cattle et Galloway avec près de 2'000 vaches. Viennent encore avec un moindre effectif, mais toujours supérieur pour l'instant à la Salers, la Simmental-viande, la Charolaise et la Brune-viande. La majorité des Salers élevées en Suisse le sont dans l'ouest de la Suisse, en Suisse romande (francophone), mais on commence à trouver quelques éleveurs en Suisse alémanique. Pour l'instant, toutes les vaches salers en Suisse sont conduites en race pure.

La Salers, la race adéquate pour la Suisse !

Il est clairement établi que le fait de pouvoir proposer des taureaux génétiquement sans corne serait un grand atout pour la  Suisse. La Suisse possède la même topographie et le même climat que l’Auvergne et les éleveurs sont également des éleveurs du pays vert ! Par conséquent, les éleveurs ont besoin d'une vache allaitante avec une bonne facilité de naissance, une bonne aptitude laitière telle la race Salers. De plus, les qualités maternelles exceptionnelles de la salers, sa rusticité additionnée à un très bon gain journalier et à une très bonne conformation des animaux entre 10 et 18 mois ont fini de convaincre les éleveurs suisses.

La Salers au Canada

Etat des lieux de la filière bovine

On compte 5, 32 millions de bovins viande au Canada en 2005, situés à l’ouest du pays. La moyenne des troupeaux est de 53 animaux, les fermes sont de taille moyenne (24 % ont moins de 47 têtes, 36 % entre 47 et 122 et 40 % plus de 122.) La majorité des exportations de viande bovine (74%) se fait vers les Etats-Unis et représentent au total 455 millions de kg. Les importations se font depuis la Nouvelle Zélande (34%) l’Uruguay (28% et les Etats-Unis, ce qui représente 90 millions de kg. Le Canada est le 5e pays exportateur de viande et de bétail en 2003).

Le développement de la Salers au Canada

C’est dans les années 1980 que la Salers a reçu l’accueil el plus favorable et a connu sa plus forte croissance. Depuis, le nombre d’enregistrements des races pures a lentement diminué mais l’utilisation de Salers dans les troupeaux commerciaux reste encourageante. Les importations d’animaux ont commencé avec Vaillant, Léo et Lucky boy (Fourtet) en 1975. Le Canada possède aujourd’hui des géniteurs de race pure et pur sang. Les vaches croisées sont réputées pour la production de veaux à forte croissance.

La Salers aux Etats-Unis

Pourquoi le succès de la Salers en Amérique du Nord ?

- Facilité de Vêlage,
- Poids au sevrage et performances en engraissement
- Ses qualités maternelles
- Sa capacité à utiliser les fourrages
- Et enfin, ses performances de reproduction (fertilité, longévité)

La filière bovine américaine

La Salers est la meilleure race pour le croisement sur des troupeaux Angus. L’avantage est une augmentation de la productivité de 25%. Il y a eu une forte croissance de la commercialisation ces dix-quinze dernières années concernant la cotation de marché (les producteurs sont payés selon la valeur réelle des carcasses) ou avec les viandes de marque : Certified angus beef, Rancher’s reserve… Les entreprises d’emballage ont également leurs propres marques (IBP, Swift, Cargill) et ainsi que beaucoup de détaillants. La Hereford et l’Angus proposent des marques certifiées qui sont une vraie valeur ajoutée.
Certains éleveurs se tournent vers des marchés de niche comme la viande bio ou bien vendent directement à des chaînes de supermarchés. En effet, on prévoit d’ici 2010 une augmentation de 63% des ventes d’aliments bio pour atteindre un chiffre d’affaire de plus de 46 milliards de dollars (35 milliards d’€). Aujourd’hui 57 % des consommateurs achètent des produits bio.
Il existe également des morceaux de viande déjà grillés et prêts à être servis, des produits nouveaux, savoureux, pratiques et faciles à préparer dans une société où les gens manquent de temps et où les deux parents travaillent.

L’Association américaine Salers (ASA)
Au niveau communication et promotion, l’accent est mis sur la commodité de la race, le temps libéré, les croisements, le caractère maternel et les avantages financiers.
Il existe 13000 vaches inscrites dont 11% en pur sang, 53% en race pure et 36% autres en absorption. 560 membres sont adhérents. On compte 10 000 naissances et 7500 sevrages par an.

La Salers en Grande-Bretagne

Introduction de la Salers

Les premières importations ont commencé en 1985 avec l’achat de 4 taureaux et 60 génisses.
Les crises successives de l’ESB des années 90 ont obligé l’arrêt des exportations de viande et ont fait s’écrouler les prix. L’agriculture connaît alors une période difficile avec l’arrêt des programmes de sélection, un gouvernement désintéressé par l’agriculture, une moyenne d’âge élevée (65 ans) et une hausse des démarches administratives, des lois, des coûts et une baisse du revenu. La Limousine connaît un vif succès comme race allaitante et les races locales connaissent un renouveau.

La Race Salers aujourd’hui en Grande Bretagne

Cependant, des progrès significatifs sont à noter pour la race Salers au niveau des objectifs, des aspects sanitaires et du gène sans corne. La race Salers est préservée, la tendance va vers plus de conformation et la docilité est un critère sélectionné. Un gros travail a été fourni sur la Beta-mannosidose dont les animaux sont garantis indemne depuis 1997 (seuls les animaux indemnes sont enregistrés). Le gène sans corne concerne 1 veau sur 25 000 ! Un programme de recherche est basé sur des lignées purs sang sans corne provenant des USA, du Canada, de Grande Bretagne et quelques femelles importées en 1985. Aujourd’hui, les troupeaux sans corne sont de grande qualité, les animaux gagnent des concours et les débouchés commerciaux viables. La race Salers est bien connue en Grande Bretagne, son efficacité commerciale est démontrée. Elle est appréciée pour sa facilité de vêlage, les frais limités, une croissance des veaux exceptionnelle et sa docilité.

La Race Salers en Irlande

Introduction de la race

En 1988, un premier animal de race Salers avait été acheté par deux éleveurs. C’est seulement en 1993, qu’un petit nombre d’éleveurs irlandais s’intéressent réellement à la race et viennent en France pour s’approvisionner. En novembre 1994, une première importation d’animaux a lieu par un groupe d’éleveurs qui se regroupent en un comité pour la promotion de la race. Depuis, des importations ont lieu chaque année. A la fin des années 80, on comptait 2 millions de vaches dont un quart de vaches laitières (Friesan anglaise et Shorthorn laitière), les trois autres quarts  des races à viande allaitantes. Ces vaches sont alors le fruit de croisement entre des laitières avec du Charolais, Simmental et Limousine et avec les races locales Angus et Hereford. Ces croisements produisent d’excellentes vaches allaitantes avec les qualités bouchères du père et laitières de la mère. Cependant les éleveurs se sont tournés vers des races laitières pures comme la Holstein Friesan qui augmente la production laitière mais détériore les qualités bouchères.
Les pionniers de la race salers ont vu qu’un marché existe pour une vraie vache allaitante et c’est pourquoi la Salers a été importée pour la première fois. De plus, l’agriculture devenant une activité de moins en moins rémunératrice (du fait des règlementations européennes), les agriculteurs ont du se trouver un second emploi. Absent au moment des élevages, la Salers se positionne alors comme la vache la plus adéquate grâce à sa facilité de vêlage.

Docilité, l’argument numéro 1 pour l’avenir de la race

En 2000, 30 élevages salers ont permis de fonder l’Irish Salers cattle society. Aujourd’hui 160 éleveurs sont adhérents avec un petit nombre de pur sang. 450 naissances ont été enregistrées en 2005. Dans le futur, c’est la docilité qui sera l’argument majeur dans le développement de la Salers en Irlande. Bien que la grande majorité des Salers importées de France soient très dociles, leurs produits le sont parfois moins. La docilité est maintenant un critère d’évaluation en Irlande.

La Salers en Nouvelle Zélande

Introduction de la race

En 1986, le premier taureau Salers provenant du Cantal est importé. La Société Salers de Nouvelle-Zélande est alors crée en 1987 et a permis de mettre en place un programme d’évaluation sur descendance des Salers en 1992 avec pour objectif l’évaluation de la Génétique Salers sur des troupeaux de production. Les éleveurs y font participer leurs taureaux en fournissant de la semence, inséminée sur des vaches dites « commerciales ». La descendance obtenue est élevée à l’herbe (sur des pâturages) et n’est pas abattue avant l’âge de 20 mois.

La Salers aujourd’hui

La Salers a été préféré aux races Polled Hereford et Angus-Hereford. L’élevage de salers est très souvent complémentaire d’autres activités : comme l’élevage de brebis ou de moutons qui permet d’éviter l’emploi de produits antiparasitaires chimiques pour les deux espèces, la culture de cerises, orge, blé, etc. Les exploitations sont de taille moyenne à grande, certaines comptent plus de 5000 brebis et 500 bovins.
Au niveau des conditions géographiques et climatiques, la Nouvelle-Zélande offre des collines de douces à escarpées, y souffle un vent très froid en hiver ou très chaud en été. Il pleut également fréquemment.

La race est appréciée pour sa facilité de vêlage, l’entretien des prés qu’elle opère, sa docilité et ses résultats en viande.